Définition de TARDIVETÉ

DÉFINITIONS - HISTORIQUE - ÉTYMOLOGIE - SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE -

Prononciation : tar-di-ve-té

DÉFINITIONS

1
Sémantique : Terme de jardinage. Croissance tardive.
Il y a des fruits estimables pour leur hâtiveté, et d'autres pour leur tardiveté
de LA QUINTINYE dans Jardins, dans RICHELET
2
Lenteur de mouvement.
Il est chaud à cause de la tardiveté de son cours, DESC., Météor. 4 La tardiveté du mouvement de Saturne
de RICHELET dans
En ce sens, il est vieux ; mais il mérite d'être remis en usage soit pour la bonté du mot en soi, soit d'après l'exemple de Descartes.

HISTORIQUE

1
XVIe s.
Aristides les reprit et blasma à bon esciant de leur negligence et tardivité
de Jacques AMYOT dans Arist. 26
....à cause de la pesanteur et tardifveté de la pituite
de Ambroise PARÉ dans XX, 20
Regarde sa tardiveté [de la gravelle] ; il [ce mal] n'incommode et occupe que la saison de la vie qui, ainsi comme ainsin, est meshuy perdue et sterile
de Michel de MONTAIGNE dans IV, 27

ÉTYMOLOGIE

1
Tardif. Le XVIe siècle disait aussi tardité.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1
TARDIVETÉ. Ajoutez : - REM. On trouve aussi tardivité.
Et attendu la tardivité des offres, condamne la compagnie défenderesse aux dépens jusqu'au jour des offres, Jugem. du Trib. de comm. de la Seine du 20 août
dans Gaz. des Trib. 5 sept. 1873, p. 854, 3e col.
2
Tardivité n'est guère usité.
3
Ajoutez : XIIe s.
À moi semblet utlement [utilement] moi nient avoir entendut les choses cui tu avoies dites, quant de la moie tardiveteit tant criut [s'allongea] la tue expositions
dans Dial. de saint Gregoire, II, 35, dans POUGENS, Archéol. franç. t. II, p. 232

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